Des fantômes

Des Fantômes

des souvenirs

Photo: Alexey Titarenko, city of shadows

Nous traversons la vie comme des fantômes. Nous sommes ces électrons sans atomes.

Condamnés à achever notre existence dans l’anonymat le plus complet comme attirés par d’obscures cavités. Nous sommes destinés à disparaître, à nous effacer sous le poids des années et de notre irrésistible volatilité.

Nous sommes cette flamme qui s’éteint, ce baiser sans lendemain. Le spectre d’une vie passée que l’on aperçoit à la croisée des chemins.

Oui, nous sommes des fantômes, ces âmes perdues que plus personne ne nomme.

Nous étions nos idées, nos mensonges, nos espoirs. Au crépuscule de nos vies, nous ne voyons plus qu’ une ombre dans le miroir.

Nos vies n’étaient que le trait d’union entre le néant et l’inconnu. Quand vient la fin, nous sommes nus, exempts de tout vice et de toute vertu.

Pendant que le temps s’écoule, tout ce que nous avons crée s’écroule. Nous n’avons ni rêve ni cauchemar. Nous n’avons plus de mémoire.

Mon âme est ailleurs et fuit l’Alzheimer. Nous sommes les fantômes de ce que nous étions…




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