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Félix Laband : un voleur de sons venu d’Afrique du Sud

Cambrioleur, voleur, chapardeur musical…

Félix Laband est un vilain chenapand qui du haut de ses 37 ans, nous balance son cinquième album Deaf Safari qui pousse à l’extrême l’une des dérives de la musique actuelle, le sampling. Musique artificielle, faite de bric et de broc usant sans vergogne de la création des autres pour fabriquer une nouvelle oeuvre que l’on s’approprie.

À l’image de la pochette de son album, un joli collage macabre, ce pionnier de l’électro sud-africaine réussit avec beaucoup de maestria à nous proposer un puzzle musical totalement cohérent et terriblement jouissif.

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La devise de Félix Laband pourrait être, « On est mieux servi que par les autres ».

En effet, il y a le bon sampleur et le mauvais sampleur.

Le bon sampleur, c’est celui qui ne se dérobe pas derrière quelques arrangements superficiels pour camoufler la misère de sa créativité et se faire passer pour un génie. Le bon sampleur, c’est celui qui assume et qui n’a pas honte de créer une oeuvre musicale nouvelle à l’aide des matériaux des autres.

Vous l’avez compris, Félix Laband appartient à la catégorie des bons sampleurs et son album Deaf Safari en est la preuve. Malgré de jolies pièces rapportées, on prend un plaisir exquis à suivre les pérégrinations musicales de ce vrai baroudeur de l’électro… Il nous fait voyager.

Voici, les morceaux choisis par Onthehook.fr de ce très bon album patchwork :

Le totalement fou et planant mais magique : I’m so High, I swear…

 

Le très paisible et chamanique : Ding Dong Thing

 




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