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L’ivresse des sentiments / Amour contemporain

Cecily Brown, New Louboutin Bumps, 2005

Cecily Brown, New Louboutin Bumps, 2005

Nos corps se mélangent rythmés par les battements sourds de nos cœurs. J’effleure sa peau, le souffle court, je sais que je ne tiendrai pas des heures. Elle a ce truc… dans les yeux, ce reflet… dans les cheveux, ce truc qui m’intrigue, m’étrique et m’éclate… Je suis au paradis, cette fille m’inspire, m’attire, elle m’épate.

Sentiment d’ivresse, tout tourne autour de moi. Elle est ma boussole, mon repère,  je bois ses mots, me laisse bercer par sa voix.

Totalement imbibé, je titube, je zigzague… Déjà aimante, elle m’agrippe et m’alpague.

Niché dans ses bras, je sens son corps chaud et brûlant, humer son odeur, en un mot enivrant.

Malgré une vision trouble et altérée, mon âme la voit belle et bien éclairée.

Je ne vois qu’elle. Une silhouette qui danse, danse encore et déploie ses ailes. Je la soulève sans peine, sans corde ni ficelle…

La voilà portée aux nues mais qui es-tu belle inconnue ?

 

Le temps n’avait pas d’emprise sur nous… Mais l’alcool nous mettait à genoux !

 

Verre après verre, je commençais à voir rouge. Prêt à tirer sur tout ce qui bouge.

Complètement canné par les spiritueux, je perdais mon air charmant pour mon air le plus vicieux.

Cet ange virevoltant se faisait démon dément. Elle me tentait, m’aguichait, me mordait jusqu’au sang.

Incapable de voir les traits de son visage, je ressentais intensément l’appel de ses rivages.

Exquise et précise, mon appétit, elle aiguisait. Piquante et ardente, ma patience, elle détruisait.

[Je n’avais malheureusement plus qu’une chose en tête, lui faire l’amour dans les toilettes.]

Mon désir semblait être sans fin. Rongé par l’envie, je n’avais plus de frein.

 

Le temps s’arrêta et dans ses yeux, je me noya…

 

Pour attirer mon attention, elle agita les lèvres avec conviction.

Dans un bref moment de lucidité, je fis un ultime effort pour l’écouter.

Les mots qu’elle me susurra resteront à jamais gravés en moi.

 

Elle : « J’en ai marre de danser, mes talons me font mal aux pieds… Tu ne veux pas qu’on le fasse là dans le couloir, t’inquiète personne ne pourra nous voir »

 

Pourquoi, je te raconte ça ? Peut-être parce que c’est une belle histoire, de celle qui redonne espoir, dont on aime s’abreuver lorsqu’il n’y a plus rien à boire.

Ma plume papillonne et griffonne aujourd’hui, grâce à cette envie, cette pulsion à laquelle j’ai dit oui.

Ici et là au rythme passionné de nos divins va-et-vient, j’entends encore ses mots comme un refrain.

 

 

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Cecily Brown, Teenage Wildlife

Quel que soit l’endroit, j’ai envie de toi…Baladons-nous dans les bois et laissons le loup crier aux abois.

 

 

 

 




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