Like Button

Je like donc je suis…

Facebook button

Facebook est un de ces outils qui nous est devenu totalement indispensable. Tout d’abord, réseau social, créateur de lien, il est devenu un véritable média. Il ne sert plus seulement à garder contact avec nos amis ou retrouver des personnes perdues de vue (Jacques Pradel ?). Il est un véritable canal de communication.

Aujourd’hui avec Facebook, je partage mes coups de cœur, mes coups de blues, je fais de la pub pour ma boite, je cherche du travail, j’informe mes amis sur l’actualité du monde, sur ma vie… Je suis un relai d’information complet. C’est ma tribune permanente, mon moyen d’expression favori à la fois si intime et tellement public.

Je me soumets à la vox populi, au plébiscite ou à l’ignorance…Je me soumets au LIKE, acte ultime de tous ceux qui ont joint la secte de Mark Zuckerberg.

Le Like est ce pousse en l’air qui qualifie, quantifie la valeur d’une participation à la communauté. L’utilité et la popularité d’un partage est proportionnel au nombre de Like reçu.

Cette pratique est devenue une véritable maladie voire même une pandémie. Au-delà des frontières de Facebook de nombreux boutons ont fleuri sur le visage d’une Toile pourtant si net…Telle une varicelle purulente, les boutons Like sont partout. Tu ne peux lire ou regarder un contenu sans qu’il te soit proposer de Liker.

Le Like fini donc par devenir un mode d’expression et d’affirmation de sa personnalité.

“Dis moi ce que tu Likes et je te dirais qui tu es ou plutôt qui tu essaies d’être.”

En partant de ce postulat de base, on peut donc faire une classification quasi sociologique de la communauté du “Like”:

L’égocentrique : celui qui ne Like que les contenus qu’il partage. Partager ne lui suffit pas, il doit les Liker en plus. Personne quelque peu nombriliste, qui aime se regarder, qui ne partage que pour prouver qu’il est populaire.

Ex: On imagine bien ici, un Alain Delon Liker ses propres messages qu’il s’adresse à lui même. Quand Alain parle à Delon, il Like.

Le naturaliste : “je Like parce que j’aime”. Cela semble évident mais rien ne l’est dans notre société. Il Like ce qui le passionne que ce soit ridicule ou vulgaire, il occulte le regard des autres.

Ex: Un utilisateur lambda qui après avoir Liké la énième photo de Kitler, va sans hésitation Liker le sketch des Pigmés de Dieudonnée

L’existencialiste : Il se détermine en tant que personne au travers de son Like. Il se crée une personnalité au regard de ses interactions. Il choisit donc spécifiquement ce qu’il partage et ce qu’il “Like”, il y a ici une véritable stratégie de relation publique.

Ex: C’est celui qui Like toutes les pages qui sont tendances. Genre, le 1 934 567ème glandu à Liker la page Bref.

Bref, ça fait cool et je fais comme tout le monde.

Le compulsif : Il est un boulimique du “Like”. Très peu regardant, il passe une grande partie de son temps devant l’ordinateur et “Liker” rempli le vide qu’il peut ressentir dans sa vie quotidienne.

Ex: Celui qui Like la page fan Halaland après avoir Liker la page fan Cochonou tout en Likant la page de BHL et de Ariel Dombasle.

L’anti-Like : Il ne Like rien. Il ne veut en aucun cas associer son nom à un contenu. Il ne donne aucune information sur ses penchants. Il consulte, consomme de l’information mais n’en fait pas la publicité.

Ex: C’est le Crochet 

Dans quelle typologie te ranges-tu ? Vas-tu Liker ce contenu ?

Pour dire vrai, peu m’importe… Si tu ne “Likes” pas je te tranche la main.