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Le Football et mes espoirs sont morts en cette soirée du 24 Avril 2012

Je voulais vous parler de l’entre deux tours, du débat tant attendu entre Hollande et Sarkozy, de la pluie qui ne cesse de tomber jour après jour, de cette symphonie de toux et d’éternuements au “vrai travail”, de cet automobiliste qui a pris une bouche de métro pour un parking, du Front National dont le score baisse plus on s’éloigne du premier tour, de la chute des bourses européennes, du retour de la vache folle aux States, de cette fermeture à éclair que je zippe et dézippe à chaque recherche sur Google, du redressement fiscal de Johnny Hallyday…

Barcelone-Chelsea

Bref, je voulais vous parler de tant de choses qui me paraissent à la fois anodines prises individuellement mais si parlantes si elles sont mises bout à bout. Car toutes ces actualités : politiques, économiques, météorologiques, sanitaires, insolites sont notre quotidien. Elles nous influencent dans nos choix, nos actes, nos sentiments…Elles sont notre vision du monde.

Mais à vrai dire tout cela est secondaire, tout cela a si peu d’importance par rapport à la secousse sismique planétaire que l’on a ressenti en cette soirée du 24 avril 2012.

L’élimination du FC Barcelone face à Chelsea…

Je n’ai pas parié d’argent, ce n’est pas la réaction d’un “addict” aux paris sportifs, déçu par un mauvais placement financier qui vous parle. Mais c’est l’intime conviction, de celui qui avait foi aux valeurs véhiculées par le Barça. (Es mes que un Club)

Oui, ce n’est que du foot vous allez me dire, une vulgaire demi-finale de ligue des champions comme il s’en déroule chaque année. 22 joueurs sur le terrain, 11 joueurs qui se sautent dans les bras et 11 qui pleurent au retentissement du coup de sifflet final.

Mais détrompez-vous, en cette sombre soirée de Mardi au Camp Nou se déroulait plus qu’une compétition sportive, c’était l’affrontement, la confrontation de deux conceptions du monde, deux philosophies de vie. La résignation, la rigueur et l’austérité face à l’espoir, la créativité et la liberté…Rien que ça.

“Le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi… Tu creuses ! ” (Sergio Leone, 1969, Le Bon, la Brute et le Truand)

Avec la victoire des besogneux de Chelsea, c’est une confirmation de toutes ces actualités plus sordides, plus inutiles les unes que les autres…Toujours moins d’ambition, pour un monde qui creuse sa tombe toujours un peu plus.

Certains titreront “Miracle”, “exploit”, “héroïque” où je ne vois que “PATHÉTIQUE”.

Le Barça était cette étoile qui brillait très haut dans le ciel. Cette lumière au fond du tunnel qui nous rappelait que le talent allié au travail était les clés du succès, que la quête de l’excellence était le seul chemin vers la réussite.

Toujours élever le degré d’exigence afin d’élever les hommes.

Cette équipe transcendait le sport et en avait fait un art où l’intelligence collective et individuelle étaient aussi importantes que les qualités physiques. Le Barça était un idéal de société.

Mais ce cataclysme du 24 avril est un changement. Le changement c’est maintenant ou devrais-je dire, c’était hier. Si vous croyez encore en un sauveur, un Messi, libre à vous. En ce qui me concerne, c’est terminé.

Chelsea a crucifié mes espoirs en un monde meilleur et ce en prime time avec l’entremise de l’incompétence personnifiée: Christian Jean-Pierre aka “Christian j’en pire” toutes les situations que je commente.

Plus rien ne sera jamais comme avant. Le foot est mort et tous ses fans avec. Il ne reste qu’une terre désolée, jonchée de misère et médiocrité, un charnier de sans grades et sans honneurs.

Pour le match Real de Madrid contre Bayern de Munich, je m’abstiendrai de tout commentaire et intérêt.

Peu importe, le résultat, le football est perdu à tout jamais.

Quel monde souhaitons-nous laisser à nos enfants ?

Fans du Barça