bitch

Le fuck d’hier est le bitch d’aujourd’hui


 Il y a des mots que l’on dit machinalement du type « putain » ou « merde », ils expriment à chaque fois qu’ils sont prononcés des idées, des émotions propres à chacun.

La beauté du langage réside ici. Rien est figé, tout est subjectif et nécessite constamment l’analyse méticuleuse de la personne et de la situation dans laquelle ils sont dits pour comprendre le sens précis du propos. Au revoir vulgarité et réactions de désapprobation associées à l’utilisation de ces mots. Ils sont aujourd’hui rentrés quasiment dans le langage courant, ils appartiennent au domaine public, le vulgus thesaurus.

Jean Dujardin – Oh putain ! – Oscars 2012

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Cette flexibilité ou la largesse dans le niveau de langue est notamment due à l’influence de la culture américaine. Cette dernière ne rechignant plus à banaliser très largement ces petits jurons qui débutent ou ponctuent une phrase. (Fini les bips idiots venant couvrir les mots les plus utilisés dans le vocabulaire de l’américain moyen !) Au pays de l’oncle Sam, ça a débuté par le « fuck » que l’on mettait à toutes les sauces. L’insulte, la frustration, la colère, l’affection, le superlatif ou encore le connecteur logique.

Les inconnus – Fuck You

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Aujourd’hui, le mot qui a le vent en poupe, c’est le mot « bitch » qui peut être utilisé dans son sens premier comme une insulte sexiste ou pour qualifier une personne trop tatillonne. C’est une expression qui peut exprimer une forte affection, la camaraderie, la jalousie, la peur ou encore la haine. A chacun son « bitch » au final… L’accessibilité à la V.O (version originale) nous permet de nous rendre compte que ces « mots doux » sont par leur simplicité, le ciment, le liant d’une société de plus en plus globale, ils brisent les barrières, ils rapprochent les hommes. Auparavant, c’était le « fuck », actuellement c’est le « bitch ». Une chose est sûre, on risque de les entendre et de les utiliser encore longtemps. Le tout c’est qu’ils soient bien compris.




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