Neuralizer – Men in Black 3

Men In Black 3 : ma dernière avant-première ?

Invitation Men in Black 3

Lorsqu’on va a une avant-première d’une super production américaine telle que Men In Black 3, il faut s’attendre aux strasses et aux paillettes…Aux antipodes des petits cinémas de quartiers sombres et poussiéreux mais tellement intimes où tu aimes regarder des films d’auteurs nombrilistes et misérabilistes, montés avec des bouts de ficelles.

Que nenni, non là, on est  au grand Rex avec son plafond étoilé… Tapis rouge, caméras, micros, appareil photos qui crépitent, foule en délire. Tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment.

Les stars font le déplacement :  Will Smith et Jada Pinkett, Josh Brolin et Barry Sonnefeld. Sur ton siège, tu trouves friandises et lunettes afin de te rendre le spectacle plus agréable ou moins indigeste au choix.

L’avant-première c’est comme ton premier « date », tu es stressé et tu mets toutes les chances de ton côté, tu sors le grand jeu, costard blanc, sourire « all bright », tu te fais toujours  » plus « … Avenant, heureux d’être là, drôle. Un bon départ est toujours porteur de promesses mais…Parce qu’il y a toujours un mais même en une belle soirée de mai.

Lorsque les lumières s’éteignent, tu es seul dans l’obscurité, lunettes 3D vissées sur le nez. Le moment de vérité est venu. Que vaut ce film ? Cette avant-première spectaculaire, n’était-elle qu’un leurre, un cache-misère, un miroir aux alouettes ?

Ce troisième épisode des aventures des agents K et J est … A mon humble avis un étron de plus à ranger au placard des diarrhées cinématographiques.

Mais, je dois nuancer mon discours pour ne pas froisser certaines sensibilités. Car il s’agit peut être du meilleur des Men In Black et sûrement d’un des meilleurs films de Barry Sonnenfeld (Si si si va voir sa filmographie, c’est affligeant).

Le duo Will Smith-Tommy Lee Jones devient un trio avec Josh Brolin (qui joue le rôle de Tommy Lee Jones jeune) et cela fonctionne.

Cette amitié entre deux personnages que presque tout oppose attendrit et fait rire (Encore une fois). Le noir/le blanc, le jeune/le vieux, le prolixe/le taiseux, le casse-cou/le calme etc… Le ressort humoristique du film se tend principalement sur leur relation comme dans les deux derniers opus à la différence que dans ce troisième épisode, on ajoute un ingrédient venant pimenter le plat à savoir le voyage dans le temps.(Un classique dans le film de science-fiction qui va nous permettre de comprendre comment s’est nouée la relation des deux personnages principaux)

Cascades, effets spéciaux, humour consensuel, mimiques de Will Smith, le moment d’émotion, une histoire d’amour impossible, sauvetage du monde… Le requiem pour les « gogos » en action.

Oui écoute, cette douce symphonie, cette musique qui te berce, ces noires, ces blanches, ces aigus, ces graves. Barry Sonnelfeld dirige avec doigté tel un chef d’orchestre, ce « pop corn movie ». Il sait user de la corde sensible quand la boite à rire se fait trop pesante, tout est intelligemment étudié.

Tu es dans le formole, le confort, la facilité, la nostalgie… Le cinéma paisible, sans mal, sans heurt !

Men In Black 3, c’est un patchwork de succès, c’est comment faire un film nouveau avec des vieux concepts qui ont déjà fait leur preuve. Pourquoi être créatif  quand le recyclage est encore apprécié ! (Même la BO est un remix…Pitbull !)

Si vous êtes un cinéphile peu exigeant et que vous êtes bon public, c’est le film qui vous faut, vous ne serez pas déçus. Pour les autres passez votre chemin et pour moi un petit coup de NEURALIZER … Déjà oublié !

 

neuralizer pour effacer la mémoire

Ps : Je reprendrais les mots de Gus Van Sant qui disait que le cinéma doit être ce caillou dans une chaussure, cela doit gêner, irriter parfois faire mal. Pour les fétichistes, ne vous inquiétez pas MIB 3 est indolore !

 

La merde que nous balance Pitbull quand le rideau noir est tombé sur l’écran :

[youtube c6se5i52Z6M]


Il y a 20 commentaires

Ajoutez le vôtre
  1. Romain

    Comme tu le dis si bien, MIB 3 n’est pas le film de l’année, mais est tout de même « pas si mal » et s’inscrit dans la lignée des 2 premiers.
    Par contre, je ne suis pas d’accord avec toi sur un point : La famille Adams est culte !

    • Lecrochet

      Romain, je te le dis et te le répète, l’expression « pas si mal » devrait être bannie de notre vocabulaire ! Après, la famille Adams est une jolie histoire mais je te mets au défi de le regarder aujourd’hui avec des yeux d’adulte et me dire que c’est un chef d’œuvre…

  2. Anonyme

    Un bon gros divertissement comme on les aime. Vu qu’on est dans les citations, j’ai envie de te dire « Le cinéma, c’est comme l’amour, quand c’est bien, c’est formidable, quand c’est pas bien, c’est pas mal quand même. »

    Alors, si tu n’as pas aimé la version de Pitbull, apprécie au moins la version originale des années 50: http://www.youtube.com/watch?v=KpEA5QGYJFQ

  3. Capucine

    Un bon gros divertissement comme on les aime. Vu qu’on est dans les citations, j’ai envie de te dire « Le cinéma, c’est comme l’amour, quand c’est bien, c’est formidable, quand c’est pas bien, c’est pas mal quand même. »

    Alors, si tu n’as pas aimé la version de Pitbull, apprécie au moins la version originale des années 50: http://www.youtube.com/watch?v=KpEA5QGYJFQ

    • Lecrochet

      Merci Capucine pour ce commentaire et pour cette culture musicale impressionnante. (Mais qui est ce « on » ?) Après à mon avis que se soit en amour ou en cinéma quand c’est pas bien, c’est pas bien… Celui qui dit que ce n’est pas mal est peut être résigné, se complait dans l’échec ou ne peut pas mieux simplement…

  4. CAPUCINE

    La différence entre les optimistes et les autres se situe peut être là? Pour rester dans la quote musicale (parce que c’est toujours plus fun en musique), L’empire du soleil (et Whiz aussi) dirait qu’on va à des avant-premières simplement « for the thrill of it »!
    Peace!

    • Lecrochet

      Sacha Distel et Nicole Croisille auraient dit « Pour le plaisir ». Mais je n’adhère pas à ce genre de devise comme celle de Pierre de Coubertin : » L’important c’est de participer ». L’important c’est d’y aller pour gagner, pour être époustouflé et si ce n’est pas le cas, c’est pas grave mais faut tout de même essayer d’atteindre la lune au pire on retombe dans les étoiles.
      J’aime tout de même ton « state of mind » Capucine… Le Crochet aime la diversité et la liberté de pensée comme dirait Florent Pagny !


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