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T’as cru que j’étais pédé, gay, homo ou de la jaquette ?

Cabinet d'audit certifier prestation offerte dans le cadre d'un programme australien

Pour des raisons évidentes d’anonymat, certains chiffres ont été biffés et non bifflés.Cabinet d’audit certifier
prestation offerte dans le cadre d’un programme australien 

En cette année de mariage pour tous, il n’est pas bienvenue de titrer un article de cette manière. (Enfin ce n’est pas un article mais juste une histoire à vrai dire) Voire même peu élégant de la part d’un site qui a su parler sans tabou et sans vulgarité du blanchiment anal et du tatouage d’anus. Ce questionnement quel que peu brutal peut être choquant. Mais lorsque  je vais vous raconter l’histoire qui va suivre, vous allez mieux comprendre.

C’était un vendredi soir du côté de République. Tranquillement posé à la terrasse d’un de ces troquets de l’est parisien où le midi Dédé et Jean-Pierre se disputent sur les résultats du tiercé et où le soir Dédé essaie d’en coller une à Jean-Pierre car Dédé a bu dans le verre de Jean-Pierre quand ce dernier est parti soulager sa vessie. Un estaminet à l’ancienne comme il en existe quelques un à Paris. Le Paris authentique sans strasses ni paillettes ni touristes. Lieu de réunion des alcooliques les plus notoires, hébergeur de misère et de détresse humaine.

J’étais donc en train de discutailler le bout de gras avec un couple d’amis qui m’avait donné rendez-vous dans ce lieu qui ne leur ressemblait en aucun point. Ils devaient suivre la mode de ses bobo qui veulent s’encanailler, se salir un peu pour garder un lien avec la réalité de la France d’en bas.

Bref, le couple est hétérosexuel, je le précise. Un homme et une femme qui avaient du satisfaire au coït quotidien et précipité par notre rendez-vous. Puisque mon pote me fit poireauté une bonne quinzaine de minutes alors que sa moitié nous rejoignit quinze autres minutes plus tard. Leur retard ajouté à leur dégaine débraillée, les pupilles encore dilatées et l’air perdu et éperdu, ne laissait peu de place au doute. (Dans ces moments là, serrer la main et faire la bise sont de vraies épreuves enfin…)

Dire que ce qui avait été prévu au départ était on ne peut plus simple :  un verre entre couilles, discussions légères (FMB : foot, meuf et bière) mais comme depuis quelques temps, nos FMB se transformaient en CSMB : culture, sa meuf et bière. J’ai pas de souci avec ça, je suis assez flexible mais il faut juste prévenir. Je n’aime pas les imprévus.

Bref, en pleine discussion sur la culture australienne, un mec qui s’était assis en face de moi sur la table voisine, esquisse un sourire et se met à entrer dans la discussion sans même que l’un d’entre nous ne l’y invite. Solitude ? Impudence ? Manque de savoir-vivre ? Pas seulement, le mec nous interrompît pour débiter un nombre d’insanités racistes, stupides et sans fondements qui nous laissèrent sur le cul.

L’intrus : « Les hommes là-bas sont bien bâtis… Hummmm »

L’intrus : « Vous savez qu’ils ont des peaux-rouges là bas, des indiens … »

Je le coupa rapidement: « Tu veux sûrement parler des aborigènes ? »

L’intrus : « Ouais ouais je crois que c’est çà, une sale race… »

L’intrus : « Le pire c’est qu’ils ont des niakwes aussi, oulala , ils en ont tout plein, je déteste ça, en plus ils ont un tout petit petit truc. Il faut brûler tout ça au napalm. Moi je préfère les… »

J’essaya de le faire taire :  » C’est bon, on a compris, cela ne nous intéresse pas… »

L’intrus : « Non mais les vraies grosses **** celles qui touchent le fond »

Tut tut tuuuuuuut, coupure micro, il remuait les lèvres mais mon cerveau l’avait mis en mute, unique système de protection avant la violence physique.

Estomaqué, je pris une lampée d’houblon et regarda désespérément le couple.

Puis, je dis calmement: « Pourquoi les victimes de discriminations sont celles qui discriminent le plus ? »

Il répondit : « Moi je ne sais pas, mais je déteste les gens moches et qui ont des petits pénis… »

Dans un mouvement général, le couple et moi-même décidèrent de ne plus lui parler et de l’exclure de la discussion. On changea de sujet et on parla tour à tour de sujets relatifs à nos cercles d’amis pour être sûr qu’il ne puisse s’engouffrer dans aucune faille…Aucune faille !

Il se sentit sûrement rejeté et se leva en prétextant le retard excessif d’un ami comédien qui était sûrement retardé par un tournage.

Nous vîmes le départ de cet imbécile comme un véritable soulagement. Nous reprîmes une discussion normale mais dix minutes plus tard, il réapparu de nulle part, se para de son plus beau sourire et me dit : « Voilà mes coordonnées, si tu as besoin d’un petit quelque chose, je suis ton homme »

Je lui répondis de but en blanc : « T’as cru que j’étais pédé, gay, homo ou de la jaquette ? Désolé, mec je ne mange pas de ce pain là. Et quand bien même, si je mangeais de ce pain là, tu es du pain rassis et raciste !  » (Toujours mieux que le sempiternel sale pédé)

 

Petits bonus parce que c’est drôle, c’est  de la vie ordinaire et un peu sur le sujet de la jaquette :

 



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