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Parlons de film érotique et du préservatif dans le X

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Je parie que la requête « Cameron Bay » est en train d’ exploser sur les moteurs de recherche de sites Porno. Pourquoi ? Parce que l’homme est curieux et malsain. Se taper une petite quéquette sur une actrice séropo tendance, ça doit en exciter plus d’un…Dites pas que je vous ai donné l’idée.

A la suite d’un test positif au VIH de l’actrice américaine Cameron Bay, l’industrie du porno est à genoux depuis quelques jours. Le principal syndicat du secteur a demandé un moratoire. L’ensemble des tournages sont arrêtés tant que l’ensemble des partenaires de scène de l’actrice n’ont pas été dépistés.

Sage décision pour une industrie qui fait la promotion de pratiques à risque et qui véhicule les pires exemples à notre jeunesse. Combien l’actrice a-t-elle eu de partenaires ? Combien ces derniers ont eu de partenaires ? Combien de préservatifs utilisés ? Lorsque l’on y pense c’est effrayant, une pandémie est à portée de manche, un système pyramidal de la contagion. Alors pourquoi ne pas arrêter tout ça en rendant le préservatif obligatoire dans les films de boules ?

Pour notre plaisir pardi ! Car c’est toujours mieux sans capote, n’est-ce pas ?

Il faut se rappeler que le dernier moratoire sur les tournages de l’industrie porno remonte à l’été 2012, après une épidémie de syphilis. Les permanents de ce spectacle prennent donc le plus souvent un risque lorsque leur activité est pratiquée sans protection. Ces derniers sont comme des équilibristes, toujours sur le fil pour le plus grand bonheur de spectateurs qui en réclament toujours plus… Du porno plus crade, plus nombreux, plus avilissant, plus dangereux.

Le porno ne connait pas la crise, certains modèles économiques disparaissent mais celui du porno est bien rodé et ne cesse de se perfectionner. L’ industrie du sexe est un puits sans fond de créativité et de cupidité, elle jouit d’une popularité invulnérable et sans faille.

Cet argent du sexe n’est rien d’autre que le fruit de notre libido malmenée et frustrée par une vie toujours plus stressante et contraignante. Le porno n’est en fait que le reflet de notre société, une course à l’échalote, à l’oignon quel qu’en soit le prix.

Il est peut être temps de faire marche arrière ?

Et pourquoi pas revenir aux bons vieux films érotiques, ceux que l’on regardait le soir en cachette (ou pas) aux alentours de 23h30 le dimanche sur M6. On était môme (ou pas) et ça ne faisait pas de mal. Le goût de l’interdit (ou pas) sans les conséquences désastreuses que le porno peut avoir d’aujourd’hui sur les esprits faibles ou le psychisme des jeunes .

L’érotique c’était des scénarios fantaisistes, des dialogues cocasses, des caresses, de la douceur, du véritable jeu d’acteur. Antichambre pour certains du cinéma dit classique. A l’instar d’un Sylvester Stallone qui avait tourné en 1970 dans The Party At Kitty and Stud’s, rebaptisé en Italian Stallion.

Une image de la femme et de l’acte amoureux respectés, une intégrité physique des acteurs et actrices intacte. Du cinéma bas de gamme qui parfois  pouvait mettre les petits plats dans les grands comme avec la longue série des Emmanuelle avec feu Sylvia Krystel, l’Empire des sens de Nagisa Oshima, 9 semaines et demi avec Mickey Rourke et Kim Basinger ou encore Basic Instinct avec Sharone Stone et Michael Douglas.

Le film érotique et le film porno à l’ancienne, celui qui avait des moyens et qui respectait un scripte ont aussi donné lieu à de merveilleuses musiques de film. (Onthehook c’est aussi de la musique)

Pour toutes ces raisons, il serait bon de mettre le holà dans cette course effrénée vers le hardcore, l’amateur et de favoriser un cycle nouveau du film érotique ou encore du porno de qualité qui rime avec sécurité.

Petit bonus pour les amoureux de musique : petite compilation de Drixxxe dans la thématique porno et érotique qui déchire. (A écouter sans modération)

A selection of vintage erotic & porn movie soundtracks (Black Lolita, Laure, Summer school, Aunt Peg, Madame Claude, Skin Flicks, Odyssey, Emanuelle and the Girls of Madame Claude, Vampyros Lesbos, SessoMatto, Sexshop, Sex O’clock USA, Glenda, Emanuelle and the last cannibals…)




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